FAQ (FR only)
Foire aux Questions
QUESTIONS
EDUCATION
Y a-t-il des priorités sur les cours d'Histoire?
Quel est le contenu des cours?
L'Histoire de la Chine est-elle enseignée?
Sous quelles conditions les parents seront-ils d'accord de laisser leurs enfants aller à l'école au lieu d'apprendre le métier d'éleveurs de yaks?
Où est situé le District de Sershul?
Combien d'élèves suivent les cours dans l'école de Tseboum?
Les parents devront-ils payer les cours?
Si les enfants tibétains sont scolarisés et obtiennent un attestation ou diplôme de leur cursus scolaire ne passeront-ils pas derrière les Chinois dans l'accès à l'emploi.
COOPERATION
Les projets, impliquant des modifications dans le mode de vie des habitants de Tseboum Soumdo, n’engendreront-ils pas de nouveaux besoins ?
Les habitants s'investissent-ils dans les projets?
Y a-t-il des représentants locaux?
Pourrait-il y avoir un commerce pour que les nomades gagnent de l'argent?
Quels rapports entretenez-vous avec le gouvernement chinois?
ENVIRONNEMENT
Lorsque les déchets seront triés, où iront-ils?
Quels types d'énergies renouvelables et non renouvelables sont utilisables?
MODE DE VIE
Combien d'enfants les familles nomades ont-elles?
Les nomades vivent-ils uniquement de leur bétail?
Quelles sont les sources de revenu des nomades?
RÉPONSES
Où est situé le District de Sershul?
Le District de Sershul est situé à 4000m, sur les hauts plateaux du Kham, dans l'est du Tibet. Cette région est aussi appelée Dzachukha et se trouve dans la préfecture de Kandze, province du Sichuan, en République Populaire de Chine.
Les parents devront-ils payer les cours?
Non; l'accès à l'éducation primaire doit être gratuit, comme dans presque tous les pays. Il faut aussi veiller à ce que d'autres taxes ou barrières ne s'interposent pas, comme c'est le cas dans de nombreuses écoles de la RPC.
Combien d'enfants les familles nomades ont-elles?
Selon nos observations, la plupart des familles ont en moyenne 3-4 enfants. Certaines familles n'en ont qu'un ou deux, d'autres plus.
Y a-t-il des priorités sur les cours d'Histoire?
Quel est le contenu des cours?
L'Histoire de la Chine est-elle enseignée?
Le cursus primaire se compose de cours de Chinois, de Tibétain et de mathématiques.
Quels types d'énergies renouvelables et non renouvelables sont utilisables?
L'approvisionnement électrique de la région (quand il fonctionne) est hydraulique. Un petit barrage a été construit sur un lac situé à environ 40 km. de Tseboum. Mais cette installation n'est souvent pas entretenue. Parmi les alternatives durables et réalistes, les autres possibilités étudiées sont l'énergie solaire et le biogaz.
Quels rapports entretenez-vous avec le gouvernement chinois?
Nous travaillons avec leur accord, et parfois leur soutien, en partenariat, comme pour l'école de Tseboum. Nous construisons peu à peu une relation de confiance, qui permettra peut-être un jour d'obtenir une plus grande marge de manoeuvre et de mettre en place des projets plus ambitieux (formations professionnelles, cours pour adultes, création d'emplois,...).
Les projets, impliquant des modifications dans le mode de vie des habitants de Tseboum Soumdo, n’engendreront-ils pas de nouveaux besoins ?
Nous faisons attention à ne pas mettre en place de processus qui puisse engendrer de nouveaux besoins ni changer la manière de vivre des habitants de la région. C'est pour cela que la population est consultée, c'est elle qui établit quels sont les besoins, les buts et les moyens de mettre en oeuvre les projets. C'est à la population locale qu'il appartient de décider de leur avenir et des changements qu'ils souhaitent. Par ailleurs, les expériences des autres ONG travaillant dans le domaine du développement sont autant de sources d'inspiration pour éviter de commettre certaines erreurs, et penser aux conséquences secondaires des actions et des projets.
Les habitants s'investissent-ils dans les projets?
Les habitants sont impliqués dans l'élaboration et l'évaluation du projet à Tseboum. Ils ne participent pas à la construction, car ils n'ont pas de savoir-faire de constructeurs, étant nomades.
Les nomades vivent-ils uniquement de leur bétail?
Quelles sont les sources de revenu des nomades?
Le bétail est la source principale de subsistance et de matériel pour les nomades: lait, yogourt, beurre, laine, cordes, viande, peaux,... Mais les nomades ont aussi d'autres besoins: tsampa (farine d'orge), légumes, casseroles, habits, fourneau, pour certains une moto, etc.
Les nomades ont une autre source de revenus: ils cherchent en été, de mi-mai à mi-juin, une larve de vers, très rare, appelée Cordyceps Sinensis (Tib.: Yartsa Gunbu), utilisée dans plusieurs médecines naturelles; la vente de ces larves leur rapporte un peu de liquidités, pour tout le reste de l'année.
Y a-t-il des représentants locaux?
Oui, le village de Tseboum et les vallées alentour ont des responsables administratifs, fonctionnaires du gouvernement du comté de Sershul. Ils sont tous Tibétains. Au niveau du comté et de la préfecture, des Tibétains et des Chinois composent le gouvernement.
Pourrait-il y avoir un commerce pour que les nomades gagnent de l'argent?
Les produits animaux sont difficiles à commercialiser, car les autres groupes ethniques utilisent des techniques agro-industrielles pour commercialiser des produits alimentaires bon marchés. Les Tibétains refusent d'industrialiser la "production" et l'abattage de yaks et des autres animaux, même s'ils en tuent pour leur propre consommation familiale.
Sous quelles conditions les parents seront-ils d'accord de laisser leurs enfants aller à l'école au lieu d'apprendre le métier d'éleveurs de yaks?
Les parents souhaitent que leurs enfants aient des atouts pour l'avenir, et que leurs études soient utiles et fructueuses, pas une perte de temps à s'ennuyer sur les bancs.
Ils enverront leurs enfants à l'école à condition que les enfants apprennent effectivement. La confiance des parents est revenue depuis la rentrée 2008, et le nombre d'élèves augmente régulièrement.
Lorsque les déchets seront triés, où iront-ils?
Après avoir récolté et trié les déchets, pas question de les entasser ou de les enterrer; la seule issue durable est le recyclage; pour cela, ils seront transportés vers un centre de recyclage hors du Tibet, vraisemblablement à Chengdu, chef-lieu du Sichuan, Chine.
Si les enfants tibétains sont scolarisés et obtiennent un attestation ou diplôme de leur cursus scolaire ne passeront-ils pas derrière les Chinois dans l'accès à l'emploi?
Peut-être. C'est un risque qui existe. Mais sans diplôme, encore moins de chance. Quand les qualifications seront identiques, les jeunes diplômés pourront exiger l'égalité de traitement; et les choses évoluent peu à peu.